Deuxième rendez-vous du chantier après les fondations, l’expertise du gros œuvre porte sur les ouvrages porteurs de la maison, une fois la structure hors d’eau, avant que le second œuvre ne les recouvre. L’expert examine ce qui est accessible, le confronte aux plans remis et relève les écarts qui demandent une explication ou une reprise.
Elle suit la visite des fondations et porte notamment sur le vide sanitaire, les planchers, les dalles, les murs, les escaliers, la charpente et, selon l’avancement, la couverture.
Mieux vaut l’organiser assez tôt : une fois les murs doublés, les réseaux tirés et les parements posés, bien des assemblages, appuis ou défauts deviennent très difficiles à observer.
Un accompagnement CCMI inscrit cette inspection dans un suivi en plusieurs étapes : fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré-réception et réception.
L’expertise du gros œuvre est un contrôle technique de la partie structurelle de la maison. Elle vérifie la cohérence apparente entre les ouvrages exécutés et les plans, la notice descriptive et les documents techniques remis à l’expert.
Le gros œuvre rassemble tout ce qui assure la stabilité et la descente des charges : dans une maison individuelle, les fondations déjà coulées, les soubassements, les murs porteurs, les poteaux, les poutres, les planchers, les escaliers structurels et la charpente. Il représente à lui seul une part majeure du coût de la construction.
Chez Check my House, cette visite est la deuxième du suivi CCMI. Elle porte en particulier sur les murs, les dalles et les structures porteuses.
L’expert ne dirige pas les entreprises : il observe les ouvrages accessibles, prend des relevés, photographie les points sensibles et rédige un rapport destiné au maître d’ouvrage.
La distinction compte : le constructeur reste responsable de l’organisation du chantier et de l’exécution, tandis que le bureau d’études structure répond de ses calculs et de ses plans.
L’expert apporte donc un regard indépendant, sans se substituer aux entreprises ni aux concepteurs du projet.
On la programme quand les murs, les planchers et les principaux ouvrages structurels sont assez avancés pour être examinés, mais avant que doublages, enduits intérieurs et finitions ne masquent les supports.
Check my House la situe le plus souvent une fois le gros œuvre achevé et la maison hors d’eau : le toit est posé et l’ouvrage est protégé, par le haut, contre les entrées d’eau courantes.
Le moment précis dépend du chantier : la couverture n’est pas toujours finie, des escaliers restent parfois à poser et une partie de plancher peut demander une reprise.
Il ne faut donc pas s’en tenir à un intitulé d’étape. Le maître d’ouvrage a intérêt à demander au constructeur :
Quels ouvrages sont réellement terminés.
Quelles zones demeurent accessibles.
Si la charpente et la couverture sont en place.
Si les reprises déjà demandées ont été faites.
À quelle date débutent les doublages ou les cloisons.
Sur le terrain, quelques jours changent tout. Un linteau apparent, une liaison de maçonnerie ou un appui de poutre s’examinent tant que les parements ne sont pas posés ; une fois habillés, l’expert ne peut plus conclure par simple observation.
L’intervention se coordonne donc avec le planning du conducteur de travaux, sans attendre le prochain appel de fonds pour lancer les démarches.
L’expert examine les principaux ouvrages du gros œuvre visibles et accessibles le jour de sa venue. La liste exacte varie selon la conception de la maison, son avancement et les documents disponibles.
Le périmètre annoncé couvre le vide sanitaire, les dalles, les murs, les escaliers, la charpente et la couverture, une liste indicative qui s’ajuste à l’avancement du chantier.

Le vide sanitaire s’examine quand il est accessible en sécurité. L’expert y cherche les anomalies apparentes des soubassements, des appuis, des murs et des traversées visibles.
Le contrôle porte sur l’état général des maçonneries, la continuité apparente des ouvrages et d’éventuelles traces d’eau le jour de la visite. Une humidité ponctuelle ne suffit pas, à elle seule, à en établir l’origine.
Il observe aussi les réservations et passages de réseaux accessibles. Un percement ne s’interprète pas isolément : sa position se rapproche des plans et du rôle structurel du mur concerné.
Quand le vide sanitaire reste inaccessible, le rapport le mentionne : présenter comme contrôlée une zone non visitée serait trompeur.
Dalles et planchers sont contrôlés pour repérer défauts apparents, déformations visibles et écarts avec les plans. L’expert regarde aussi leurs appuis et leurs liaisons avec les murs porteurs tant qu’ils restent observables.
Une dalle peut montrer des variations d’aspect, des reprises de bétonnage ou des fissures. Ces indices se décrivent en contexte : emplacement, orientation, étendue visible et stade de séchage.
L’aspect seul ne valide pas la résistance d’un plancher. Pour juger sa capacité à reprendre les charges prévues, il faut les plans de structure, les caractéristiques des éléments et, au besoin, la note de calcul.
L’expert sépare donc le constat visuel de la validation structurelle : il peut signaler une anomalie ou une incohérence documentaire, sans présenter une mesure ponctuelle comme une certification de solidité.

Les murs porteurs se contrôlent selon les matériaux employés et les plans remis. L’expert regarde leur implantation apparente, les ouvertures, les linteaux, les appuis et les liaisons visibles entre les différentes parties de l’ouvrage.
Les abords des baies méritent une attention particulière : une ouverture rompt la continuité d’un mur et appelle des dispositions adaptées, définies par la conception du projet.
L’expert repère aussi les fissures ou désaffleurements visibles. Il en note la position sans conclure d’emblée à un défaut structurel : certaines marques restent superficielles, d’autres appellent une analyse complémentaire.
Si une fissuration inquiète après le chantier, une expertise fissures en recherche la nature, les causes et les conséquences, sans imputer d’office le désordre aux fondations ou à la maçonnerie.

Escaliers structurels, charpente et couverture sont examinés dès lors qu’ils sont posés et accessibles. L’expert vérifie leur cohérence apparente avec les plans et cherche les défauts de mise en œuvre visibles.
Pour la charpente, l’observation porte sur les éléments en place, leurs assemblages visibles, leurs appuis et leur positionnement d’ensemble. L’expert ne recalcule pas la structure sans mission dédiée ni données nécessaires.
La couverture se contrôle depuis les zones accessibles sans risque. Selon la configuration, l’examen porte sur l’aspect général, les raccords visibles, les pénétrations de toiture et la continuité apparente des éléments posés.
Sur certains chantiers, Check my House préfère contrôler la toiture lors de la visite des cloisons, pour faciliter une reprise éventuelle de la structure avant sa fermeture complète. Cette organisation s’adapte au calendrier réel des travaux.
L’expert a besoin des documents décrivant ce qui devait être construit. Sans eux, la visite tient plus de la description des ouvrages visibles que d’une comparaison de conformité.
Les pièces utiles sont généralement :
Le CCMI et sa notice descriptive.
Le plan de masse.
Les plans de chaque niveau.
Les coupes de la maison.
Les plans du bureau d’études structure.
L’étude géotechnique lorsqu’elle est disponible.
Les plans de fondations.
Les plans de planchers et de charpente.
Les avenants validés.
Les comptes rendus de chantier.
Les photographies des étapes précédentes.
Les échanges relatifs aux modifications ou aux reprises.
Vérifiez les indices et les dates des plans : un écart entre le chantier et un document ancien n’est pas forcément une non-conformité si un plan modificatif a été validé depuis.
À l’inverse, une modification faite sans plan à jour doit être justifiée. Un « on fait toujours comme ça » ne permet pas de vérifier la cohérence avec la conception propre à la maison.
Le rapport précise les documents réellement consultés et signale ceux qui manquent lorsque leur absence limite les conclusions.
L’expression « gros œuvre » ne désigne pas, à elle seule, un stade unique de l’échéancier légal du CCMI. Les appels de fonds se rattachent à des étapes précises comme l’achèvement des murs ou la mise hors d’eau.
Pour un CCMI avec fourniture de plan, l’article R. 231-7 du Code de la construction et de l’habitation fixe notamment ces plafonds cumulés :
25 % à l’achèvement des fondations.
40 % à l’achèvement des murs.
60 % à la mise hors d’eau.
75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air.
95 % à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie, de chauffage et de revêtements extérieurs.
La visite peut donc se situer autour de plusieurs jalons contractuels, selon l’état réel de la maison. Toit posé, le chantier approche ou atteint la mise hors d’eau, sans que cela prouve que toutes les prestations du stade annoncé soient achevées.
L’expert livre un constat technique : il peut relever qu’un mur reste incomplet, qu’une zone est inaccessible ou qu’un justificatif manque. Il ne remplace pas un conseil juridique pour trancher les conséquences contractuelles d’un désaccord sur le paiement.
Les défauts relevés touchent la géométrie, l’aspect des ouvrages, leur implantation ou leur conformité aux plans. Leur importance s’apprécie selon leur cause et leur rôle dans la construction.
Parmi les points qui peuvent alerter :
Une ouverture placée autrement que sur le plan.
Un appui ou un linteau à l’anomalie apparente.
Une fissuration sur un mur ou une dalle.
Une déformation visible.
Un défaut d’alignement.
Une liaison de maçonnerie incomplète.
Une réservation manquante ou déplacée.
Une charpente posée différente des documents remis.
Une zone d’humidité ou d’infiltration.
Un ouvrage recouvert avant d’avoir pu être contrôlé.
Cette liste ne remplace pas la visite : un aspect irrégulier n’est pas toujours un désordre grave, alors qu’un détail discret peut révéler une contradiction sérieuse avec les plans.
L’expert explique ce qu’il voit, ce qu’il ne peut pas voir et ce que le constructeur ou le bureau d’études doit justifier. Cette méthode évite aussi bien les conclusions alarmistes que les validations hâtives.
Une non-conformité se décrit, se photographie et se rattache au document de référence. Le maître d’ouvrage peut alors demander au constructeur une correction, une explication ou une justification écrite.
La demande doit partir vite quand le chantier avance : une anomalie visible sur un mur devient bien plus difficile à discuter une fois l’isolation, les doublages et les enduits posés.
Mieux vaut conserver :
Le rapport d’expertise.
Les photographies datées.
Les courriels échangés.
Les plans ayant servi à la comparaison.
Les réponses du constructeur.
Les documents produits par le bureau d’études.
Les preuves des corrections réalisées.
L’expert ne donne aucun ordre direct à l’entreprise. Le maître d’ouvrage transmet ses observations au constructeur, qui organise les reprises éventuelles avec ses intervenants.
Si les parties contestent la réalité ou l’origine d’un écart, une expertise amiable contradictoire confronte positions et documents dans un cadre technique. Elle ne garantit pas l’accord, mais elle appuie la discussion sur des constats précis.
Le contexte géologique et les risques naturels pèsent sur la conception d’une maison, sans déterminer à eux seuls la qualité de son gros œuvre. L’analyse se mène toujours à l’adresse du chantier, à partir des études propres au projet.
La préfecture signale, dans le Nord, plusieurs phénomènes naturels : inondations et ruissellement, retrait-gonflement des sols argileux, cavités souterraines, mouvements de terrain liés aux anciennes exploitations du bassin minier et terrains alluvionnaires compressibles des vallées.
Cette diversité ne veut pas dire que chaque commune ou chaque parcelle est exposée de la même façon. Une maison à Lille, Douai, Valenciennes ou dans une commune rurale de l’Avesnois ne s’évalue pas à partir du seul numéro de département.
Pour le contrôle du gros œuvre, ces données servent surtout à remettre les documents du projet dans leur contexte. L’expert vérifie que les plans et les études utiles ont été fournis, sans pouvoir déduire la nature du terrain d’une simple carte départementale.
Check my House est un cabinet d’expertise en bâtiment et construction créé en 2019. Il intervient notamment sur les fissures et l’humidité, les bilans avant achat, l’assistance CCMI, l’accompagnement VEFA et les litiges de construction.
Pour un CCMI, les visites se répartissent sur les étapes des fondations, du gros œuvre, des cloisons, de la chape, de la pré-réception et de la réception. Après chaque passage, constats et points à justifier sont consignés dans un rapport.
La mission se limite aux ouvrages accessibles et aux documents transmis. Check my House ne se substitue ni au constructeur, ni au maître d’œuvre, ni au bureau d’études chargé du dimensionnement.
La visite du gros œuvre est facturée 590 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € TTC par mètre carré au-delà, plus 60 € de déplacement. Le rapport d’expertise du gros œuvre est compris.
Puis 3 € TTC par mètre carré au-delà. Frais de déplacement : 60 €.
Le rapport d’expertise du gros œuvre est inclus dans ce forfait.
Le rapport d’expertise du gros œuvre est inclus dans ce forfait. La gestion ou le suivi complémentaire du dossier peut être facturé à part selon la mission demandée.
Cette grille figure également dans la base tarifaire interne de Check my House.
La visite des fondations porte sur les ouvrages de base, autour de leur bétonnage : fouilles, armatures accessibles, cohérence avec les plans de fondations. La visite du gros œuvre examine ensuite les ouvrages porteurs élevés au-dessus : murs, planchers, escaliers, charpente. Deux étapes distinctes, à des moments différents du chantier.
Elle l’est souvent, puisque la visite se situe en général une fois la maison hors d’eau, mais cela dépend de l’organisation du chantier. L’essentiel est de convenir à l’avance des ouvrages que l’expert pourra réellement examiner le jour du rendez-vous.
Non. Une visite visuelle ne certifie pas la solidité générale de la maison : la validation du dimensionnement suppose les calculs, les hypothèses de charges et les plans du bureau d’études structure. L’expert constate ce qui est visible et signale les écarts ou les incohérences.
Ceux qui identifient la structure réellement prévue, dans leur version à jour : plans des niveaux, coupes, façades, plan de fondations, plans de planchers et de charpente, plans du bureau d’études structure et avenants validés. Plus le dossier est complet, plus la comparaison est fiable.
Oui, mais avec une efficacité réduite : une fois les doublages posés, les parements masquent une partie des murs, des liaisons et des appuis, et l’expert doit travailler de façon plus indirecte. Le contrôle avant fermeture reste préférable.
Une différence visible avec les plans, une fissure, un mur déformé, une infiltration, une baie déplacée ou une hauteur incohérente méritent d’être signalés à l’expert. Ces signes ne prouvent pas une malfaçon, mais ils orientent son attention.
Non, pas de refus automatique. Le rapport apporte des éléments techniques ; l’exigibilité dépend du stade réellement atteint, du contenu du CCMI et des écarts relevés. L’article R. 231-7 plafonne les appels à 40 % à l’achèvement des murs et 60 % à la mise hors d’eau.
Transmettez vite vos observations et demandez une réponse écrite, en précisant les points concernés et les documents de référence. Formalisez le désaccord ; si les travaux se poursuivent sans réponse, une expertise amiable contradictoire, puis un conseil juridique, peuvent être envisagés.
Oui. C’est un constat technique daté, appuyé par des photographies, qui peut servir d’élément dans une discussion ou une procédure ultérieure, sans valoir décision de justice. Conservez le rapport, les photos et les échanges avec le constructeur.
Non. Le gros œuvre n’est qu’une étape du chantier. Un suivi complet suppose les autres passages du parcours CCMI : fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré-réception et réception.
Le gros œuvre s’inscrit dans un parcours complet de contrôle. Découvrez toutes les visites menées par notre expert, des fondations à la livraison.
1Tout commence sous terre, avec des fondations dimensionnées pour le sol réel de la parcelle.
2Murs, planchers et charpente prennent forme : l’ossature qui portera toute la maison.
Étape en cours
3Le clos couvert atteint, place aux cloisons et aux réseaux qui organisent l’intérieur.
4La chape nivelle les sols et reçoit ensuite les revêtements définitifs.
5Avant la remise des clés, chaque finition est passée au crible par l’expert.
6Le jour de la livraison, l’expert vous aide à réceptionner sans rien laisser passer.
Préparez la visite avant la fermeture des murs et des structures accessibles. Indiquez la commune du chantier, sa surface, son avancement et la date des prochaines interventions.
Nos experts se déplacent dans tout le département du Nord (59), en secteur urbain comme dans les communes rurales.
Nous intervenons notamment à :
Cette sélection s’appuie sur la liste officielle des communes du Nord publiée par l’INSEE (Code officiel géographique 2026).
Programmez la visite avant que les murs et les structures accessibles ne soient refermés. Précisez la commune, la surface, l’avancement du chantier et la date des interventions à venir.
Un devis permet de préciser le périmètre de la mission et les documents à fournir.
Un rappel permet d’échanger sur le meilleur moment pour programmer la visite.
Les retours clients sont consultables sur la page Trustpilot de Check my House.
Les sources ci-dessous ont servi à vérifier les informations juridiques, territoriales et locales. Les documents internes de Check my House ont servi au contenu des missions et à la grille tarifaire.
Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, article R. 231-7, version en vigueur depuis le 1er janvier 2020
INSEE, Département du Nord, Code officiel géographique au 1er janvier 2026, 2026
Préfecture du Nord, Dossier départemental sur les risques majeurs